La laisse

Accessoire indispensable au conducteur de chien, l'importance de la laisse quand il s'agit de dresser un chien passe souvent inaperçue tant elle est présente à toutes les étapes de l'éducation canine.

Dresser un chien sans utiliser cette prolongation de la main paraît bien difficile quand on y réfléchit quelques instants. Cet outil irremplaçable a aussi valeur symbolique puisqu'elle représente matériellement l'attachement du chien à son maître, même quand il décide de le laisser en totale liberté.

La plupart des dresseurs utilisent des laisses coulissantes car elles ont deux fonctions pratiques : celle d'une laisse et celle d'un collier, ce qui permet de décrocher et raccrocher son élève beaucoup plus rapidement qu'avec un mousqueton.

Beaucoup de dresseurs de grande quête sont revenus à la laisse et au collier car en cas de sortie de main et de perte du chien, ils peuvent inscrire leur numéro de portable et espérer un appel plus rapide d'une personne susceptible de le retrouver. Les italiens qui voyagent beaucoup savent que dans certains pays, c'est le moyen le plus efficace.

A l'automne, d'autres dresseurs utilisent un collier similaire à ceux des colliers de dressage pour maintenir une certaine pression sur leur chien. Une année, un breton a été écarté du barrage de la Coupe de France pour cette raison.

Revenons à cette laisse qui est très longtemps restée le seul et unique accessoire de dressage de nos prédécesseurs. René Piat dit souvent qu'il peut dresser un chien sans aucun outil : il oublie certainement la laisse tant elle est présente et veut sans doute dire qu'il lui suffit de son savoir faire et de l'environnement naturel pour dispenser ce qu'il appelle justement un dressage naturel. On est très loin des colliers électroniques, beepers et autres boîtes d'envol.

Pour l'avoir souvent accompagné dans les champs, j'ai pu comprendre l'importance de la variété de son utilisation.

Tout d'abord, c'est la première contrainte que le chiot rencontre et il apprend assez rapidement comment contourner cette difficulté en  évitant de trop lui résister. Son attitude est alors extrêmement significative de son degré d'aptitude au dressage.

Un peu plus tard, la laisse est un véritable guide et quand on veut apprendre ou corriger un comportement, c'est en montrant à son élève ce qu'on attend de lui qu'on l'obtient.

Je remarque toujours avec étonnement ses effets miraculeux sur tous les chiens que les clients me confient en pension et bien entendu, 'en tire toutes les conclusions pour le dressage de mes chiens de chasse. Dès que le chien me connaît un peu, je le lâche dans le parc d'ébat pendant que je nettoie son box. Lorsqu'il doit rentrer, je l'appelle et dans 99% des cas, je suis obligé d'aller le chercher pour le faire entrer dans son box. Si je le porte ou le prend par la peau du cou, le manège va se répéter tous les jours, sans aucun progrès. Avec la laisse, il suffit de le ramener fermement dans son box pendant trois jours et le quatrième, il rentre seul au premier rappel.

Le contact direct avec le chien l'incite à la soumission mais pas à l'obéissance comme avec la laisse.

Il en va de même pour la sagesse à l'envol : deux ou trois sacades pour sanctionner le départ sous l'aile et on ramène sèchement le contrevenant à l'endroit de la désobéissance.

Beaucoup de dresseurs italiens travaillent cette sagesse à l'envol de cette façon comme le célèbre Scipioni  qui indique procéder ainsi en marchant le long des chemins giboyeux de Croatie, Serbie ou d'Espagne avec ses setters : «  C'est encore de cette façon que cela va le plus vite ! » Dans ce cas, ils utilisent de longues laisses avec mousqueton d'environ 3 mètres.

La laisse est aussi un bon moyen de stimuler ou de sanctionner son chien. Quelques rapides secousses bien sèches en tenant l'élève en bout de laisse en sifflant le rappel que l'on fait cesser en attirant à soi son élève permettent d'enseigner le rappel : « Dès que je viens vers mon dresseur, les secousses cessent ! ».

Plus tard, lorsque le chien ne revient pas assez vite au rappel, on lui administre cette leçon après coup pour lui remettre en mémoire son devoir d'obéissance. C'est très efficace...

Deux ou trois coups de laisses sur les fesses après une poursuite sur lièvre sont aussi un excellent rappel à l'ordre parfois nécessaires sans pour autant être assimilés à un mauvais traitement : « Qui aime bien, châtie bien !

La laisse peut aussi s'adapter au besoin du dresseur : avec un nœud, juste derrière la boucle, on peut la laisser autour du cou de son chien pendant qu'il courre sans qu'il la perde. C'est un bon moyen de maintenir la pression pendant certaines phases délicates de son dressage. En posant son pied dessus à proximité du cou, on peut obliger son chien à se coucher et encore une fois, c'est beaucoup plus efficace que le contact direct en utilisant ses mains pour lui appuyer sur le dos.

D'autres dresseurs l'utilisent comme un lien pour attacher les pattes avants et arrières de leur élève afin de le laisser couché seul un bon quart d'heure à la place exacte où il est parti au cul des perdreaux.

Tenue à bout de bras, elle le rallonge et permet au chien de grande quête d'apercevoir une direction ou un ordre de rentrer de beaucoup plus loin.

Les utilisations sont multiples et variées mais toujours, il faut bien constater que cet accessoire est certainement le seul dont on ne peut se passer pour dresser un chien d'arrêt.

Thierry Hamon
Dresseur professionnel

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